vendredi 23 novembre 2018

Prise de conscience.

À force de se faire dire qu’on est pas comme les autres, on finit par y croire un peu. Puis, un fois adulte, coincé dans une routine de responsabilités, engagé dans une course avec d’autres autour qui courent aussi, cela devient moins évident. On finit même par oublier cette rengaine. Mais en temps et lieu, cette affirmation qui nous a hanté pendant des années, revient soudainement, lorsqu’on ne s’y attend pas! Tellement occupé avec ma situation, avec ma famille, j’avais presque l’impression d’être un peu comme tout le monde. Mais cette entrevue que j’ai donnée à la radio m’a fait prendre conscience que je n’étais pas comme les autres. Que j’avais une force intérieure qui m’animait, me permettait de passer au travers de bien des expériences difficiles. Tellement que des fois, j’en arrive à être mal à l’aise quand ça va vraiment bien. Car cela crée une sorte de vide en moi, comme si le fait d’avoir fait ma journée sans embûche me faisait douter de moi. Eh oui! Dur à croire, mais pourtant c’est ce que j’expérimente souvent. Des années à travailler dur, à me relever d’événements imprévus, à composer avec des circonstances pour le moins atténuantes; tout ça finit par devenir le quotidien. De là une sorte de malaise quand tout va bien. Est-ce possible? Je travaille à apprécier ces moments, je les appelle tous les jours en remerciant pour ce que j’ai accompli. Offrir ma gratitude pour ce cadeau qu’est la vie. Je tente de laisser mon cœur d’enfant au premier plan, pour continuer d’être émerveillé devant les beautés de la vie! Et puis, être conscient de tout ça, ça aide à se pardonner. Ça facilite la compréhension face aux autres qui se demandent pourquoi. C’est vendredi, il fait moins quinze! Ce sera une belle journée!

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