Une personne qui doit écrire ce qui déborde dans sa tête et dans son coeur. Car vivre au pays de la grande supercherie, devient, jour après jour, de plus en plus difficile...
mardi 12 mai 2026
Coincé entre l’urgence de vivre et l’obligation de trimer plus fort
Je prends le temps de m'asseoir sous le gazebo, le temps de siroter un café, à regarder la nouvelle balançoire que Joanne a presque assemblée toute seule hier après-midi. Il fait encore frais pour un mois de mai, le vent est froid, et je me dis que j’aimerais pouvoir profiter de moments comme celui-là plus souvent. L'ouvrage rentre par la grand porte. J’ai beaucoup de travail et je suis content. Mais chaque dollar qui entre semble disparaître encore plus vite à cause de l’inflation qui continue de tout gruger : épicerie, matériaux, essence, taxes… Tout augmente. Ça me met dans une position étrange : coincé entre deux forces contraires. D’un côté, l’urgence de vivre. J’ai 56 ans. Je veux pédaler mes 2000-2500 km cet été, bricoler, écrire, dessiner, passer du vrai temps avec ma Bibi sur la balançoire et voir mes enfants vivre leur vie sans être constamment en train de courir après l’argent. Je veux vivre, pas juste survivre. De l’autre côté, l’obligation de trimer plus fort. Parce que le coût de la vie augmente plus vite que mes tarifs. Parce que les gouvernements et les villes dépensent des milliards dans leurs grands rêves (tramways, projets de prestige) pendant que nos routes deviennent des gruyères et que les problèmes de base s’accumulent. Résultat : je dois facturer plus, travailler plus d’heures, trouver de nouveaux clients et faire encore plus de choses par moi-même juste pour garder la tête hors de l’eau. C’est ça, l’obésité morale de l’État. Ils gèrent mal, ils créent de l’inflation avec leurs dettes et leurs priorités à l’envers, et ce sont nous, les travailleurs et les familles ordinaires, qui payons la note en temps et en liberté. Je fais ce que je peux. Je reste discipliné avec ma routine, j'essaie d'en faire plus par moi-même, je n'ai jamais exagéré dans le superflu. Mais je refuse de tout sacrifier. Je tiens à garder du temps pour pédaler, créer et rester sain d’esprit. C’est un équilibre difficile à trouver. Et vous ? Vous vivez comment cette tension entre l’envie de ralentir pour profiter de la vie et la pression constante de devoir en faire toujours plus à cause du coût de la vie qui augmente ?
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Ça toujours été de l’esti de marde!
Zero degré! Bin oui! Je n'ai pas eu le courage de sortir pédaler. Mais il y a le facteur «geler des mains» qui entrait en ligne de compt...
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Ça y est, je me suis décidé, avec l'aide de Grok, à faire une sorte de «relevé» de toutes les taxes que nous payons de façon obligatoire...
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il fait 12 degrés, un ciel à demi couvert. Une belle fin de semaine, très belle fin de semaine! Elle a commencé vendredi soir avec la visite...
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