Une personne qui doit écrire ce qui déborde dans sa tête et dans son coeur. Car vivre au pays de la grande supercherie, devient, jour après jour, de plus en plus difficile...
vendredi 26 juin 2026
Ils veulent tout savoir sur nous… et ils sont en train de se donner le droit de le faire!
Je suis en train de réfléchir à une petite chose toute simple. Je paie mon internet et mon cellulaire chaque mois. C’est un outil de travail, une façon de parler à mes enfants, à ma blonde, à mes chums. C’est chez moi, c’est privé. Maintenant imaginons que le gouvernement oblige mon fournisseur (Vidéotron, Bell, Rogers…) à garder un journal détaillé de tout ce que je fais en ligne et avec mon téléphone : Qui j'appelle et qui m’appelle! À quelle heure et pendant combien de temps... Quels sites je visite; Où est-ce que je me trouve approximativement. Et tout ça, la police et le SCRS pourraient le consulter beaucoup plus facilement, souvent sans vrai mandat.
C’est quoi le SCRS ?
C’est le Service canadien du renseignement de sécurité (l’espionnage intérieur du Canada). Ce n’est pas la police régulière. C’est l’agence secrète qui fait de la surveillance, de la filature et du renseignement sur tout ce qu’ils considèrent comme une menace pour la sécurité du pays. Ils travaillent dans l’ombre et ont déjà des pouvoirs très larges. Le projet de loi C-22 leur donne encore plus d’accès facile à nos informations personnelles. On nous dit que c’est pour « combattre le crime organisé » et « protéger les enfants ». Sur papier, ça sonne bien. Dans la vraie vie, ça veut dire qu’un policier curieux, un fonctionnaire zélé ou le SCRS lui-même pourra savoir beaucoup trop de choses sur ma vie privée, sans que je le saches. C’est comme installer une caméra au-dessus de ma boîte aux lettres, ou bien une caméra devant la porte d'entrée de ma maison; un truc qui prend en note ce qui entre et ce qui sort... Nous serions tous devenus des suspects potentiels.
Moi, je ne suis pas contre le fait de surveiller les vrais criminels. Mais élargir autant les pouvoirs de l’État sur tous les citoyens ordinaires, ça me fait peur. C’est l’obésité morale de l’État qui continue de grossir. Le Québec et le Canada ne sont pas une dictature. Je ne suis pas un criminel; vous non plus! Nous sommes des travailleurs, des parents, des gens qui paient leurs taxes et qui veulent juste un minimum de vie privée. Si on accepte ça sans rien dire, où est-ce qu’on s’en va ? Demain ils vont vouloir encore plus. Moi je dis : non. C’est ma vie. C’est mon téléphone. C’est ma maison numérique. Et une maison, on la protège. Qu’est-ce que vous en pensez ?
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