mercredi 17 juin 2026

La dame aux fléchettes : La version kébékoise de l'incarné.

Ici, dans l'ancienne belle province, on aime reprendre les affaires des autres, les maquiller un peu et nous présenter tout ça comme étant la meilleure chose qui soit arrivée après l'invention de la roue! En 2022, presque personne ne connaissait la dame aux fléchettes dans le paysage politique québécois. Quatre ans plus tard, en avril 2026, elle est élue cheffe de la CAQ et devient Première ministre. Quatre ans...! Du néant politique au sommet du pouvoir. Plus rapide que ça, tu meurs. C’est exactement le même scénario qu’avec l'incarné : un technocrate banquier qui arrive de l’extérieur avec une belle aura, qui parle bien, qui rassure les élites, et hop — on lui remet les clés du royaume sans qu’il ait vraiment eu à se battre dans l’arène politique. On nous vend encore une fois l’image : «Enfin quelqu’un de nouveau, de compétent, de différent !» La dame aux fléchettes avait un beau CV dans les réseaux économiques et les relations publiques, mais elle n’avait jamais été députée, jamais ministre, jamais cheffe avant 2022. Pourtant, en un claquement de doigts, elle se retrouve à la tête de la province. Et les gens se laissent éblouir par le sourire, la prestance et le discours bien rodé. Pendant ce temps, l’État continue de grossir. Nous sommes toujours écrasés par les taxes, la bureaucratie s’empâte, et le coût de la vie n’a pas vraiment baissé pour le monde ordinaire qui travaille. Moi, je ne suis pas impressionné par la vitesse de son ascension. Je suis impressionné par la vitesse à laquelle on se fait encore avoir par la même vieille recette : l’image avant la substance. La dame aux fléchette n’est pas une sauveuse. Elle est simplement la nouvelle version brillante d’un système qui ne change pas vraiment.

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